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Le Libanais Georges Ibrahim Abdallah n'aurait pas dû être libéré et expulsé de France, juge la Cour de cassation
information fournie par AFP 01/04/2026 à 17:10

Le Libanais Georges Ibrahim Abdallah, 74 ans, s'exprime lors d'une conférence de presse le 25 juillet 2025 dans son village de Kobayat au Liban ( AFP / anwar amro )

Le Libanais Georges Ibrahim Abdallah, 74 ans, s'exprime lors d'une conférence de presse le 25 juillet 2025 dans son village de Kobayat au Liban ( AFP / anwar amro )

La libération conditionnelle accordée en juillet au militant libanais propalestinien Georges Ibrahim Abdallah a été annulée mercredi par la Cour de cassation, une décision toutefois théorique puisque l'ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL) s'est depuis établi au Liban.

"En cas de condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité, la libération conditionnelle ne peut être accordée tant que le condamné n'a pas été placé sous le régime de la semi-liberté, du placement à l'extérieur ou du placement sous surveillance électronique pendant une période d'au moins un an", a rappelé la plus haute juridiction dans son arrêt.

Cette disposition s'applique à tout étranger qui n'a pas fait l'objet d'une mesure d'éloignement.

Or, la cour d'appel de Paris qui avait accordé une libération conditionnelle sous condition de quitter le territoire et de n'y plus paraître, avait considéré que Georges Ibrahim Abdallah, n'ayant "aucune attache en France", devait "être assimilé" à un individu "sans titre de séjour", un raisonnement qu'a rejeté la Cour de cassation.

Ancien chef des FARL, un groupuscule libanais marxiste, il avait été condamné à la perpétuité pour complicité dans les assassinats de deux diplomates tués en 1982: le lieutenant-colonel américain Charles Ray, puis l'Israélien Yacov Barsimantov, considéré comme le responsable du Mossad en France, abattu par une femme devant son épouse et ses deux enfants.

Il a toujours nié son implication dans ces assassinats, tout en refusant de condamner des "actes de résistance" contre "l'oppression israélienne et américaine".

Libérable depuis 1999, Georges Ibrahim Abdallah était l'un des plus anciens détenus de France, après plus de 40 ans passés derrière les barreaux.

Il est rentré au Liban en juillet, après que la cour d'appel a jugé la durée de sa détention "disproportionnée" par rapport aux crimes commis et au vu de son âge. Il doit fêter jeudi ses 75 ans.

4 commentaires

  • 18:46

    Heureusement il y a le Mossad pour s'en occuper ......chez nous on réagit à contretemps et surtout trop tard! c'est juste minable


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